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GRAFFIGNY-CHEMIN
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Graffigny en 600x450 (20 Ko)
Chemin en 600x450 (25 Ko)

Vue sur Graffigny

et sur Chemin

Photos prises depuis la statue de la vierge sur la colline de "Mourmon".


Histoire et Géographie :

C'est l'association des villages de Graffigny et de Chemin.

Le territoire a 1727 hectares d'étentue dont 656 de bois.
En 1838, il y avait 838 habitants, 505 en 1925 et aujourd'hui environ 275.
Ceux de Graffigny était surnommés "Les Gouris" et de Chemin "Les Taitïens".

Au XVIII ème siècle, Graffigny était la résidence de sept ou huit familles de noblesse lorraine (les Terrenoire, Widranges, Thumery, de Mussey, de Lescarnelot, de Raincourt, de Marne, de Labadie) .

 L'ancienne voie romaine de Langres à Toul, après avoir quitté le territoire de Malaincourt, traverse en entier celui de Graffigny, et forme encore aujourd'hui l'unique rue du village de Chemin. Cela resta jusqu'au XVI ème siècle le seule voie de communication entre la Lorraine et la Bourgogne. C'était aussi la voie qui reliait Lyon à Trèves.

L'intervalle entre Chemin et Graffigny est dénommé comme lieudit "entre deux villes".

Vue de ma maison natale (34 Ko)


Quelques monuments :

Eglise St Elophe et St Christophe
Eglise St Nicolas
 

 

 Statue de Jeanne d'Arc

Eglise St Elophe et St Christophe de Graffigny.

Eglise St Nicolas de Chemin.

Statue de Jeanne d'Arc à Chemin.

 

 Les cloches : (extrait de : Cloches et Saintiers du Bassigny de Jean Salmon)

Graffigny possède trois cloches. La première, de 1,30 m, a été coulée par les RIZIER-MARTIN, fondeurs de cloches à Vrécourt. Elle porte en inscription : « Je m'appelle Alexandrine-Félicité, baptisée en novembre 1863 sous l'administration pastorale de M. Thibouret, curé de la paroisse. J'ai eu pour parrain M. Alexandre CHEVALLIER, maire de Graffigny et pour marraine Claude, épouse de défunt Thomas PISSOTE, chevalier de la Légion d'honneur. »
La seconde, de 1,17 m, a été coulée à Robécourt par Georges FARNIER, et porte : « Fondue en 1927 pour la commune de Graffigny-Chemin sous l'administration de M. JEANMAIRE Georges. J'ai eu pour parrain M. Robert THIEBAUT et pour marraine Marie Reine ».
La troisième de 1,02 m a été coulée en 1822 à Blevaincourt par les fondeurs GOUSSEL, et porte : « J'ai eu pour parrain M. Antoine Jean-Baptiste MARTIN, marchand, et pour marraine Mlle Marie Clothilde COLLIN, fille ».

Chemin possède également trois cloches. La première de 0,94 m est datée de 1756 et ne porte aucune indication de fondeur ; mais seulement : « J'ai été bénite et nommée par les mêmes que "la grosse" de Graffigny », d'ou elle doit venir. Une Vierge à l'Enfant et une croix la décorent.
Le seconde, de 0,85 m, est de Georges FARNIER de Robécourt et porte : « En 1921, fondue pour la commune de Graffigny-Chemin, sous l'administration de M. le Maire, j'ai eu pour parrain JACQUIN Louis et pour marraine Mlle Marie-Clémence QUENTIN. » Un Saint Louis, un Christ en croix et un Sacré Coeur la décorent.
La troisième, de 0,75 m, est des BOLLEE d'Orléans et porte : « De 1828, fêlée en 1945, en sonnant l'armistice, refondue en 1949 pour la commune de Chemin, sous l'administration de M. THIEBAUT Robert, maire, l'abbé Charles FABRE étant curé de la paroisse. J'ai eu pour parrain Camille MOLARD et Pierre QUENTIN et pour marraine Micheline JACQUOT et Odile CHEVALIER. »


L'orgue de l'église :

C’est le 28 février 1869 que la fabrique de l’église ( conseil chargé de la gestion matérielle de l’église ) et la commune décident d’acquérir un orgue en choisissant un instrument d’occasion mais très récent puisque construit en 1850 par John Abbey , de Versailles.
Peut-être construit pour un client américain avec une console en fenêtre et un pédalier à la française d’un octave.
Lors du remontage à Graffigny-Chemin on lui adjoint une console séparée, ce qui nous vaut le plaisir d’avoir l’organiste face à l’assemblée et au choeur et non plus face à son instrument.
Il comportait alors 5 jeux.
Il y eu quelques modifications plus tard et c’est en 1983 qu’un relevage complet est assuré par le facteur Christian Guerrier de Willer qui modifie quelques jeux pour se rapprocher le plus possible de l’origine.

L'orgue de l'église

A présent les jeux sont : la flûte , le prestant , le bourdon , la doublette et la trompette, un pédalier d’un octave, une tirasse : appel et retrait.
Le Buffet est en chêne, le clavier en bois avec un placage en ivoire, le pédalier en chêne. La soufflerie de type ‘plis parallèles’ fonctionne à l’electricité .

Cet instrument qui n’a pas reçu la visite d’un facteur d’orgue depuis 1983, manifeste quelques faiblesses, spécialement en été, disons qu’il manque de souffle. Une visite d’entretien s’impose donc et c’est monsieur PLET de Troyes qui doit venir à Graffigny, début juin 2007 pour remettre le tout en bon ordre et ce sur l’initiative de la municipalité.

Pour fêter ce rajeunissement l’association des aînés ruraux du village organisera un grand concert : chœur, solistes, musiciens et orgue le dimanche 24 juin 2007 à 16 H. C’est la chorale Hautevoix de Hauteville-lès –Dijon, dirigée par Claude Martin, originaire de Graffigny-Chemin, qui donnera ce concert. Cette chorale chantera une pastorale de Noël de 1786 du musicien tchèque Jan Jakub Ryba et en prologue un groupe de musiciens tchèques originaires de la province de Moravie interprétera des chants populaires traditionnels du temps de Noël.
Au cours de ce concert exceptionnel il sera donc donné d’entendre, outre la chorale, les trois solistes professionnels et l’organiste ; ainsi que le chœur d’hommes des Tchèques accompagnés par les violons, la contre-basse, la clarinette et le célèbre cymbalon.

Ci-joint, quelques photos de ce concert qui a réuni 60 chanteurs et 10 musiciens en l'église de Graffigny ainsi que les remerciement de Claude MARTIN
.



L'histoire de l'avion :

Nuit du 22 au 23 juillet 1944 à Graffigny, chute d'un avion Lancaster anglais de parachutage.
L'avion se rendait dans le Jura pour y parachuter neuf hommes de service Air Special avec du matériel radio émetteur-récepteur, des armes, des munitions, des explosifs ainsi que des vivres.

Pris dans un épais brouillard, l'avion heurta la montagne de Graffigny, se brisa et prit feu aussitôt.
Dans l'appareil disloqué, il y a treize morts carbonisés, trois bessés dont un légèrement, le canadien Paul BELL réussi à descendre au village et passe la nuit chez un habitant. Il est ensuite emmené par le maquis pour être dirigé sur l'Angleterre via la Suisse. Les deux autres très gravement blessés recevront un peu plus tard les premiers soins du Docteur de Bourmont. Mais il est impossible de les soigner comme le nécessite la gravité de leurs blessures, et ils sont abandonnés aux allemands en espérant que ceux-ci les soigneront comme l'exigent les Conventions de Genève. On n'a plus jamais eu de leurs nouvelles.
Des résitants de Graffigny et des environs ont mis en lieu sûr le matériel récupérable pour qu'il ne tombe pas aux mains des Allemands. Ceux-ci s'aperçurent bien vite que le matériel avait disparu de l'avion, ils prirent des otages et menacèrent de brûler le village si le matériel n'était pas rendu.
Une habitante de Graffigny, veuve d'un Colonel allemand, mort en 1913, intervint auprès du Commandant allemand pour la libération des otages, et réussi à faire annuler l'ordre de brûler le village.
Le seul rescapé Paul BELL réussi à rejoindre son Unité, il est mort au Champ d'Honneur à la libération de la Hollande.

 


Rectificatif suite email reçu de Chris Nelson :

Cher Dominique

J'ai vu votre site internet : c'est tres interessante et informative. Malheureusement au sujet de l’écrasement d’un avion anglais sur la montagne deGraffigny-Chemin, la nuit du 23 juillet 1944, il y a quelques erreurs de fait. J'imagine que les erreurs tirent son origine de la pancarte à la site de l’écrasement.

Par exemple, la pancarte sur le site de l’accident décrit les morts comme étant des canadiens; en fait, seul un des 12 morts et deux des survivants étaient canadiens, les autres étaient britanniques ou, dans le cas du pilote, néo zélandais. Paul Bell est décrit comme étant décédé lors de la Libération des Pays Bas; en réalité il est décédé au Royaume Uni en 1945 après que son avion ait été abattu par un avion Allemand la nuit de son retour d’une sortie d’entraînement. La pancarte décrit les avions comme en retour d’une mission d’approvisionnement dans le Jura; en réalité les soldats constituaient un groupe de reconnaissance ouvrant la voie à une importante opération des forces spéciales britanniques dans la Haute-Marne. Ils devaient être parachutés dans un champ à proximité de Joinville où les patriotes français avaient organisé leur accueil. La pancarte précise que "on n’a plus jamais eu de leurs nouvelles"; en fait, Joe Vinet (un des survivant) a visité Graffigny à trois reprises après la guerre, le plus récemment en 1999 lorsqu’il a participé à titre d’invité d’honneur au défilé vers le cimetière de Graffigny où les morts ont été commémorés. En 1975 il a rendu visite au Dr Boin à Bourmont. Finalement, la pancarte décrit Paul Bell comme étant rentré au Royaume Uni en passant par la Suisse. En réalité, il a été abrité par les Maquisards dans l’Est de la France jusqu’à la libération par l’avancée des troupes alliées et il est rentré au Royaume Uni en passant par l’Italie et l’Afrique du Nord.

J'ai preparé un document au sujet de l'écrasement et, à ma prochaine visite, je serai heureux de vous donner une transcription en Français. M. Henri Biehlmann de Graffigny est expert sur ce sujet : il est trés abordable et il sera heureux de parler avec vous au sujet de l’écrasement.

Je suis désoleé pour mon Francais exécrable.

Amicalement

Chris Nelson


Chemin Pédestre :

Un sentier pédestre de 1600 m au lieudit "la carrière" a été aménagé (quitter Graffigny en direction de Bourmont).
Son objectif est de faire découvrir au fil d'une promenade en forêt une grande partie des éléments contitutifs de l'écosystème forestier.
Des pannaux explicatifs sont répartis sur l'ensemble du circuit.
Une table d'orientation judicieusement située présente la région.
Une aire d'accueil vous attend avec un parking, des tables, des bancs et des jeux pour les enfants.

On peut également rejoindre "la stèle de l'avion" qui a été érigée après la deuxième guerre mondiale en souvenirs des aviateurs abattus en 1944.


Petit coup d'oeil :

Bourmont, chef lieu de canton, ou l'on trouve les principaux commerces, pharmacie, médecin, collège, gendarmerie, maison de retraite, etc ...
On ne peut manquer sa fameuse côte du Paquis ainsi que la promenade du Côna.

Visiter aussi une petite page sur La Mothe ainsi qu'une autre sur l'abbaye de Corrupt.


Venez, venez :

Pour vous faire profiter de la nature, de l'air pur, du repos, la municipalité a aménagé un agréable gîte rural.

Gite 3 épis qui a une capacité de 8 personnes (3 lits deux places et 2 lits à une place) avec cuisine, salle à manger, salon, quatre chambres, salle d'eau, salle de bain, chauffage électrique, lave-linge, lave-vaisselle, TV couleur, garage, terrasse, mobilier de jardin, barbecue.
Forêt, tennis sur place, pêche à 3 km, lac (baignade, pêche) à 20 km, piscine à 25 km.
Service Réservation : 03.25.30.39.08

Le Gite Rural grand confort


Articles parus dans la presse locale :


Le musée du "Père François" :


Et tout en images voici :

Une petite Vidéo.

Le Diaporama photos du Village.

Le passage du Tour de France en 2009.

 

 

 

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